Tract Protection de l'enfance
Starsbourg
Chaque enfant est différent…
Mais pour combien de temps ?
Mais pour combien de temps ?
Nos enfants sont uniques, ils évoluent à leur propre rythme, et nous aussi… Nous devons grandir avec eux, nous adapter à leur personnalité, à leur capacité, à leur spontanéité !
Lequel d’entre nous pourrait donner une définition précise du rôle de parent et du comportement type d’un enfant…?
Personne ? Détrompez-vous !
Nos gouvernants ont apparemment trouvé les réponses à nos questionnements de parents : une politique de dépistage des troubles de conduites, prônée à travers différents rapports « scientifiques », d’où découlent plusieurs lois dont la petite dernière :
« Le projet de loi sur la protection de l’enfance ».
Relayée par les médias, le gouvernement tente de la présenter comme une solution à la maltraitance…Or, dans cette réforme, le mot maltraitance (et ses différentes formes conjuguées) est systématiquement remplacé par ces expressions plus subjectives : « mineur en danger ou qui risque de l’être ».
Comment seront définies et évaluées les notions de « danger » ou de « risque » ?
Pour trouver un début de réponse, il faut savoir que ce projet de loi reprend implicitement l’idée de dépistage précoce (dès 3 ans !) de la délinquance, présentée dans le rapport de l’INSERM, qui définit ainsi les troubles de la conduites :
« Conduites agressives envers des personnes ou des animaux »
= tirer la queue du chat ?
« Destruction de biens matériels sans agression physique »
= destruction quotidienne de jouets ?
« Fraudes ou vols »
= prendre la gâteau dans la main de sa petite sœur ?
« Violations graves de règles établies »
= oublier de dire merci ou parler trop fort dans le bus ?
Cela peut paraître difficile à croire mais ce sont bien ces termes qui servent de base aux lois déjà mises en place ou qui vont l’être très prochainement :
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Évaluation permanente de nos enfants et de nos « bonnes pratiques parentales »,
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Fichage informatique des enfants au niveau national,
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levée du secret professionnel pour les professeurs des écoles, les travailleurs sociaux, les psychologues…voire les médecins,
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programme de prévention : évaluation des compétences parentales dès la grossesse (4ème mois),
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mise en place de « contrat parental » avec à la clé suppression des allocations familiales,
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dès 6 ans : traitement pharmacologique pour les enfants « trop turbulents » (antipsychotiques, régulateurs de l’humeur...)
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etc.
La Coordination Nationale contre la Précarité est née du mouvement général de contestations de ces dernier mois, et la mobilisation continue même si les médias et le gouvernement tentent de l’étouffer.
Que nous soyons lycéens, étudiants, salariés, précaires, retraités, parents et futurs parents, nous sommes tous concernés par les lois relatives à l’enfance :
Nous avons le devoir de nous informer et le droit de dire non !
Qui est prêt à accepter de se plier
à un code unique des règles éducatives que des politiques nous imposent ?
Ecrit par Etudiants84
le Jeudi 1 Juin 2006, 12:09
dans "Tracts"
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